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PREVENIR LES TROUBLES COGNITIFS DU GRAND AGE...

Nous avons tendance à associer le vieillissement avec des problèmes de santé mentale et des déficits de performance cognitive. Il y a pourtant beaucoup de variabilité en ce domaine, s’expliquant par une combinaison de facteurs génétiques et d’habitudes de vie.
Les troubles cognitifs légers qui affectent la mémoire, le langage, l’orientation, la planification et le raisonnement, sont le résultat d’un vieillissement normal et ne progressent pas vers la démence. Aucune conséquence n’en résulte, à part le stress causé à la personne.
Cependant, si vous éprouvez le besoin d'être rassuré(e), n'hésitez pas à me contacter pour passer les tests cognitifs ( agréables et ludiques ) destinés au dépistage de la Maladie d’Alzheimer.
Le cas échéant, ils permettent une prise en charge efficace sur les symptômes réversibles quand ces derniers sont pris à temps.
www.alzheimer.ca
 

LA MEMOIRE

psychologie et psychomotricité chez la personne âgée...

 les dix signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer

 
Pertes de mémoire
 
Problèmes de langage
 
Désorientation dans l'espace et dans le temps
 
Jugement affaibli - 
Objets égarés
 

 Difficultés face aux notions abstraites
 
Changements d'humeur ou de comportement
 
Changements de personnalité
 
Manque d'enthousiasme
 
Dans mon temps libéral, en qualité de psychomotricienne et/ou de psychologue clinicienne, j'interviens à la demande de la famille, AU DOMICILE de la personne âgée présentant des troubles du caractère et du comportement.

Hors mon temps libéral j'interviens régulièrement en qualité de psychomotricienne auprès de personnes âgées souffrant de la maladie d'Alzheimer, résidant en Ehpad - Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes - dédié à l’accueil des personnes de plus de 60 ans en situation de perte d’autonomie physique et/ou psychique, et qui ne peuvent pas/plus être maintenues à domicile.

Près de la moitié des résidents accueillis y présentent une pathologie de type Alzheimer ou apparentée, avec des troubles modérés du comportement - repli sur soi - altération des fonctions - déambulation - désinhibition - comportement d'opposition - parfois des cris et de l'agressivité.
La création d'un PASA de 14 places, avec une file active d'au moins 21 résidents permet d'améliorer la qualité de vie, et la prise en soin des résidents mobiles, se déplaçant seuls ou en fauteuil roulant, présentant une pathologie Alzheimer ou apparentée, associée à des troubles psycho-comportementaux modérés, et n'ayant pas de syndrome confusionnel 
 
Le PASA 
Cahier des charges définissant les pôles d’Activités et de Soins Adaptés 
Mesure 16 du plan Alzheimer. Direction  générale de l’action sociale
Le PASA est un lieu d’accueil proposé chaque semaine, du lundi au vendredi inclus, aux résidents de l’EHPAD présentant des troubles modérés du comportement.
Le personnel est composé obligatoirement d’un Psychomotricien et d’Assistants de Soins en Gérontologie, ainsi que d’un Psychologue pour les résidents et les aidants de l’équipe.
Le PASA vise à améliorer la prise en soins et les conditions de vie des résidents par un accompagnement personnalisé, dans le respect de leurs rythmes et habitudes.
Il propose un accueil séquentiel personnalisé de 9h45 à 16h45, en fonction de leurs choix et besoins.
Il propose des activités thérapeutiques adaptées afin de prévenir, accompagner, et limiter les troubles du comportement.
Il soutient les aidants familiaux, et favorise leur implication au quotidien auprès des résidents
Il tend à limiter la prescription de psychotropes ( anxiolytiques, hypnotiques, neuroleptiques, antidépresseurs ) afin de réduire la iatrogénie (  troubles, ou maladies provoquées par un acte médical, ou des médicaments, même en l'absence d'erreur du médecin ) entraînant chutes, confusion mentale, hospitalisations.
Au PASA, les activités concourent au maintien ou la réhabilitation des capacités fonctionnelles et cognitives restantes, à la mobilisation des fonctions sensorielles, et à la pérennité du lien social.
Le programme d’activités est élaboré par le psychomotricien, en lien avec le médecin coordinateur, et le psychologue.
La synthèse et la transmission des informations concernant le résident sont mentionnées en lien sur ordinateur, et dans des écrits spécifiques.
Chaque personne concernée doit pouvoir bénéficier, de un à plusieurs jours par semaine, des activités et soins adaptés du PASA.
Le fonctionnement du PASA nécessite la constitution de groupes homogènes de résidents, selon la nature de leurs troubles comportementaux.
 
CONSIDERATIONS PSYCHOLOGIQUES SUR LE GRAND AGE
D’un enfant de 3 ans qui parle à un copain imaginaire, on ne dit pas qu’il a des hallucinations. Il fait fonctionner son imagination et copie ses parents en imitant des attitudes verbales. On dit que c’est un comportement normal pour son âge.
On accepte également que certains comportements aberrants de l’adolescence soient liés à l’étape transitoire du passage de l’enfance à l’âge adulte.
Pourquoi ne pas donner à la personne âgée, la même compréhension avertie et sereine dans l’originalité de son cheminement psychologique et neurologique vers sa propre fin de vie ?
Pour comprendre le comportement des personnes âgées, on est immanquablement amenés à tenir compte de leurs modifications physiques, psychiques, sociales, et psychologiques. A ce titre, ne devrait-on pas considérer un vieillard comme ayant lui aussi un comportement normal quand il réactualise des événements, des personnes de son passé, ou quand à travers un autre résident, ou un soignant, il croit réellement voir quelqu’un d’autre faisait partie de son passé ?
Le comportement du très grand âge n’est pas seulement lié aux modifications anatomiques dans le cerveau, il reflète également l’ensemble des changements physiques, sociaux et psychologiques qui ont existé au cours de la vie entière.
On ne peut obliger une personne âgée à changer de comportement. Les comportements ne peuvent changer que si la personne le peut, et/ou le veut.
Quand la mémoire des faits est défaillante, les adultes âgés essaient de rééquilibrer leur vécu en se retirant dans leurs souvenirs anciens. Si la vue faiblit, ils utilisent les yeux de l’esprit, s’ils n’entendent plus correctement, ils ravivent et écoutent les bruits de leur passé.
Certaines personnes abordant « la grande vieillesse » portent en elles le poids des jugements humains extérieurs, et le regret intense des choses inaccomplies dans leur vie. Avec un passif douloureux non résolu, elles portent un lourd fardeau d’émotions et luttent dans leur grand âge pour les mener à bien.
Inconsciemment elles réactualisent les événements, et/ou se servent des gens qui les entourent en les substituant aux souvenirs et aux personnes de leur passé pour se décharger sur eux de leur sentiments douloureux.
Cet ensemble, ou ces détails, faits de regrets, d’insatisfactions, de désespoirs qu’elles avaient cachés, maîtrisés, font brutalement irruption au soir de leur vie.
Ex : ce qu’elles n’ont pas osé dire, ou faire, ou encore ce qu’elle ont dit ou fait qui n’a pas été compris, ou d’une façon négative ou dramatique par l’entourage.
Ex : Garder en soi depuis quelques heures, ou il y a 2 ans, ou 40 ans, une humiliation, ou une incompréhension douloureuse sans avoir pu s’expliquer, se justifier, ou encore ne pas avoir eu de reconnaissance de la part de ceux pour qui on a sacrifié ses propres désirs, ne pas avoir reçu de pardon pour une faute que l’on a commise et que l’on regrette amèrement…
Tout cela peut entraîner chez la personne âgée de graves dommages psychologiques.
Les sentiments douloureux diminuent s’ils sont exprimés, reconnus et validés par une personne de confiance qui sait écouter. L’empathie crée la confiance, réduit l’anxiété, et restaure la dignité.
Ignorés ou niés, ces mêmes sentiments augmentent et aggravent le déséquilibre psychique.
Ces vieillards font leurs bagages pour le voyage final, ils déballent leur linge sale conservé dans le magasin de leur existence. Ils luttent pour réparer, assumer, ou finaliser les tâches restées en suspend. Très affairés ils s’activent pour empaqueter les bouts perdus de leur passé.
Il ne s’agit pas là d’un retour conscient ou volontaire vers leur vie antérieure, mais la résultante d’un profond besoin humain : celui de mourir en paix.
 
 

  
Séances de réhabilitation chez les patients souffrant de la maladie d'Alzheimer, ou de maladie apparentée à un stade léger
 Intitulé de la prescription du médecin :
Faire pratiquer (12 à 15) séances de réhabilitation pour troubles cognitifs ou troubles de mémoire ou maladie d’Alzheimer ou maladie apparentée* par une équipe spécialisée Alzheimer de SSIAD

Présentation :
La mesure 6 du plan Alzheimer 2008-2012 renforce l’offre de services de soins de réhabilitation et d’accompagnement à domicile pour les personnes présentant une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée* au stade léger ou modéré. Ces interventions à domicile sont rendues possibles par la création d’équipes spécialisées composées de professionnels formés à la réadaptation, à la stimulation et à l’accompagnement des malades et de leur entourage dès le début de la maladie. Il s’agit d’un psychomotricien ou d’un ergothérapeute et d’assistants de soins en gérontologie (aide soignants et/ou aides médico-psychologiques ayant suivi une formation complémentaire spécifique de 140 heures) constituant une équipe spécialisée au sein d’un service de soins infirmiers à domicile  (SSIAD). Ces interventions sont réalisées en complément des autres interventions nécessaires. * Haute Autorité de Santé - Recommandations professionnelles - "Diagnostic et prise en charge de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées" - mars 2008
 
Indications : 
  • Patient ayant une maladie d’Alzheimer ou apparentée
  • A un stade précoce de la maladie (idéalement
MMSE >18, éventuellement MMS >15)
  • Ayant un début de répercussion sur sa vie quotidienne : par exemple, troubles de la mémoire que le patient n’arrive plus à gérer, appauvrissement de la vie sociale, environnement à adapter, modification du comportement.
  • Acceptant le principe de séances de réhabilitation à son domicile
Absence d’indication :
 
  • Patient sans répercussion de la maladie sur sa vie quotidienne
  • Stade évolué de la maladie, absence de communication possible, entrainement des capacités restantes impossible
  • Patient dont l'entourage compense les difficultés du patient dans les activités de la vie quotidienne et n’exprime pas de demande
  • Patient qui refuse toute intervention à domicile
 
Déroulement de l’intervention :
Dans la maladie d’Alzheimer, la réhabilitation n’a pas pour but la restauration des capacités perdues, mais l’utilisation des capacités restantes ou ignorées pour  améliorer l’autonomie dans  les activités de la vie courante. Elle vise, dans le respect de la volonté du malade, à mobiliser ces capacités, à adapter l’environnement, à préserver une vie sociale et relationnelle et à transférer à l’aidant des compétences adaptées à la situation.
Prescription du médecin généraliste, spécialiste ou de la consultation mémoire dans le respect du secret médical

 Nombre de séances, renouvellement:
  • Sans efficacité après quelques séances se pose la question de la pertinence de l’objectif retenu, ou des activités proposées. Au-delà de 12 séances, l’intérêt  n’a pas été démontré pour atteindre l’objectif - Les séances peuvent être renouvelées une fois par an si le malade continue de présenter les critères d’indications ci-dessus
 Modalités de prise en charge :
  • Les 12 à 15 séances de réhabilitation sont financées intégralement par l’Assurance maladie dans le cadre dans le cadre d’un forfait annuel attribué au SSIAD
  • Le patient peut être en ALD 15 ou hors ALD