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QUESTIONS A LA PSY...


et quelques propositions de réponses.


J’ai peur d’aller encore plus mal si je vais voir un psy !
Se sentir délogé de soi-même par un(e) inconnu(e) qui ne parle pas " notre langue ", se retrouver décalé(e) dans ses propres certitudes ou croyances, peut nous sembler en effet insupportable.
On a peur d'aller jusqu'à la sensation de chaos, de perdre les repères que l'on s'était construits pour survivre à notre douleur morale.
La " résistance " mise en opposition au travail thérapeutique est une façon désespérée de repousser le spectre de la perte de notre identité, la terreur que nos propres remparts bétonnés sur un sol mouvant, ne se dérobent sous nos pieds, et que plus rien ne soit là pour nous préserver de ce que nous appelons trop vite, et bien à tort, " la folie " !
Pourtant, est  fou celui qui ne sait pas qu'il est fou, qui croit que ce sont les autres qui le sont.
Ainsi donc, si nous pouvons parler du pire, n'est-ce pas parce qu'il est derrière nous, et que le meilleur serait à venir ?
Je fais quoi, je vois un psychiatre remboursé par la sécurité sociale, ou je paie un psy ?
Payer son psy, c’est se libérer du joug des autres, apprendre à devenir tranquille dans sa tête et ses idées, s’assumer libre et différent. A partir de là, le patient et le thérapeute conviendront d’un prix raisonnable pour les séances. Assez pour que la personne se rappelle qu’elle a un engagement envers elle-même, mais raisonnable pour que cela ne mettre pas en péril son quotidien.
Payer sa consultation, c’est se responsabiliser, ne plus se considérer comme victime, décider de prendre sa vie en main, cesser d’être infantilisé. Hors le contexte quotidien, c’est avoir le droit de se prendre en charge pour ce que l’on est et ce que l’on dit, loin du jugement de valeur et/ou de l’appréciation de son entourage.
C’est aussi un peu à cause de cela que chez un psychiatre, ou dans les CMP les parents ou patients ne sont pas satisfaits, souvent frustrés, découragés, dubitatifs. Ne rien payer c’est ne pas s’investir vraiment.

Qu’on ne vienne pas me dire que payer un psy aussi cher, c’est normal.
Soit. Il y a des abus. Mais la thérapie a son prix, elle nous renvoie très souvent au passé, quelque part nous donne l’impression d’être infantilisé, nous fait régresser, pour ensuite avancer en nous aidant « à comprendre » et à « réparer » le mal qui nous a été fait. Par nous-même et les autres
Cependant, quand le traumatisme récurrent apparaît, le thérapeute est pris à parti dans le transfert. Par ex : vouloir tuer l’autre qui nous a détruit, peut apparaître comme «  halluciné » dans le réel à travers la personne du thérapeute, c’est lui qui nous rappelle l’agresseur. Le règlement à la fin de la séance remet les choses en place.

 A quoi ça sert le divan chez un psy ?
Le patient allongé ne voit pas le thérapeute derrière lui et peut ainsi parler sans retenue, se laisser aller sans le regard de l’autre, ou ne rien dire. Oublier même qu’il y a quelqu'un, oser se laisser à dire des choses qu’il n’oserait pas exposer en face à face.
De son côté le thérapeute peut ainsi avoir « une attention flottante » où loin des regards inquiets de son patient qui guette son intérêt ou son approbation, il écoute en silence le mot qui le conduira à faire " lien " entre la réalité et l’inconscient de son patient. Cela pour lui faire remarquer que ce qu’il dit n’est pas forcément ce qu’il croit. Par ex :
- Un patient déteste son père qui s’appelle Charles, mais n’en parle jamais.
- Il cherche un prénom pour son futur enfant.
- Un jour il dit qu’il a trouvé le prénom : Charlène…
Le thérapeute lui propose : « Charles-haine ».

Je voudrais savoir si c'est obligatoire le divan ? 
Seule la psychanalyse use de ce privilège. Vous trouverez donc sans peine une thérapie répondant au mieux à vos souhaits. 

Mais c’est quoi la psychanalyse ?
Je rebondis sur la phrase d’une étudiante en 3 ème année de Psycho me déclarant : " J'ai récemment vu l'année dernière jusqu'en juillet une psychanalyste, mais je n'ai pas été convaincue par sa méthode. "
La psychanalyse est un moyen de permettre au patient d'aider à la compréhension de ses comportements non accessibles au raisonnement, parce qu'inconscients, provoquant chez lui des symptômes de mal-être de plus ou moins grande gravité.
C'est le patient qui alimente sa propre thérapie en parlant de tout ce qui lui vient à l'esprit, sans s'occuper des non-sens ou de la morale. Le travail de l'analyste est de " faire le lien " pour l'aider à comprendre le pourquoi de son mal-être. Il intervient s'il juge nécessaire de pointer au patient un lapsus qui peut le faire avancer dans sa quête de sens.
Par ex : - Un patient qui a perdu sa mère à l'âge de 3 ans et dit n'en avoir eu aucun chagrin, avancera plusieurs séances plus tard à son analyste - Arrêtez de me dire des trucs que je ne comprends pas, vous allez trop vite, j'ai besoin d'ailes ! -
Et l'analyste avancera : - Vous avez besoin d'elle ( d'ailes ).
 
La thérapie comment ça marche ?
Au-delà de sa thérapie, le patient découvre une trame, un travail, une " connaissance " de la part de son analyste. Il perçoit peu à peu ses règles, ses impératifs, ses aspirations, ses buts. Qui sont ensuite dissociés de lui et deviennent structures de " sa " propre cure analytique.
C'est à cela, à ses connaissances psychologiques passant tout autant par la théorie que la pratique, au vécu de sa propre analyse, de ses propres " résistances ", de ses propres victoires, qu'un être peut prétendre en aider en autre dans sa mesure, sa dimension, dans son originalité, son unicité.
 
Est-ce qu'on peut faire une thérapie par internet ? 
En tout premier lieu, la thérapie en ligne n'est quasi pas pratiquée par les psys. Très peu de psychologues ou de psychiatres pratiquent cet outil souvent proposé par des professionnels au profil parfois douteux.
Alors, avant de vous laisser séduire par certains arguments chocs qui peuvent être avancés, ou une facilité évidente, prenez le temps d'une réflexion.
De plus en plus de sites vous déploient des trésors de séduction et d'imagination pour vous inviter à vous engager dans des séances de thérapie en ligne. Si des contacts en ligne peuvent se justifier dans certaines situations ( déplacement à l'étranger, impossibilité de quitter le domicile, handicap, tout premier contact pour se renseigner, etc. ), la thérapie en ligne reste injustifiée.
Il est probablement possible d'envisager des diagnostics ou pré-diagnostics médicaux par téléphone, ce qui d'ailleurs se fait déjà au niveau de certains services de garde afin de mieux dispatcher les patients (médecin de garde, urgences). Cela signifie-t-il pour autant qu'il faille se passer d'une visite chez le médecin ?
Pour faire du bon boulot avec un psychologue, il faut être motivé. Nous pourrions le paraphraser comme suit : il faut absolument se bouger. Se rendre chez un psychologue, c'est également s'exposer, prendre un risque. Là aussi se mesure la motivation au changement.
Le travail à distance n’est souvent rien moins qu'une manière de ne pas s'engager, de ne pas s'exposer, et finalement de ne pas aller mieux.
La question du cadre, essentielle, se trouve également mise à mal. Le cadre est beaucoup plus difficile à poser si vous êtes chez vous, interrompu, et qui sait aussi, ce cadre n'intéresse peut-être tout simplement  pas le "professionnel" qui vous répond.
Toute personne ayant des connaissances minimales en communication vous le dira: un aspect essentiel du contact entre deux personnes est lié à la communication non verbale. ( présence de l’interlocuteur, émotions, etc… ) Toutes ces informations, webcam ou pas webcam, sont beaucoup moins disponibles, dans un sens comme dans l'autre (patient psy et psy patient).
La thérapie à distance n’existe pas, ce sont des entretiens, rien de plus.
Vérifiez qui se trouve au bout du fil ou derrière l'ordinateur. Quelle est sa formation? Appelez-vous une personne spécifique au profil et à la formation bien définie, ou un numéro d'appel général vous parlant, par exemple, de professionnels certifiés ( ce qui ne veut, soyons très clairs, absolument rien dire ) vous répondant anonymement ?
Un cadre clair est-il fixé? Des durées précises envisagées? Une ponctualité respectée? Comment saurez-vous si votre interlocuteur semble 100% présent dans l'entretien? Si quelqu’un n’est pas à côté de lui et fait des recherches sur vous ? Si on ne se moque pas de vous en profitant des détails que vous donnez, etc, etc…
Prudence !  Méfiance !  Intelligence !

Qu'est-ce qu'il faut savoir quand on est pas d'accord avec la réponse d'un psy sur un forum ?
- Savoir que si ce qu'a écrit le psy vous interpelle c'est que vous l'avez pris pour vous, sur un point ou un autre.Il vous a nécessairement touché là où vous aviez quelque chose à régler avec vous-même ou quelqu'un d'autre. Sinon cela serait resté dans l'état.
- Savoir que les mots d'un professionnel sont ceux d'une expérience clinique, et s'ils vous paraissent insupportables pour l'autre, c'est vous qui devez alors vous demander où cela vous fait mal. Vous ne pouvez parler que de vous, qu'en votre nom, puisque c'est de vous dont viennent vos émotions.
- Savoir que les propos et termes choisis par le psy sont issus d'une expérience clinique, et que si le " raccourci " est trop abrupte, il vous appartient de demander la signification d'un mot, ou le sens général de la phrase en question.
- Savoir que la plupart du temps, les psys ont poursuivi d'autres études après leur diplôme basique de fac. Ils ont souvent des spécialisations, des qualifications autres. Quand ils parlent de techniques, c'est qu'ils les ont la plupart du temps expérimentées sur eux-mêmes.
- Savoir que vous avez tout à fait le droit de ne pas être d'accord avec ce qui se dit, mais que la langue française possède des milliers de mots pour rester poli et courtois.
- Savoir que parce que vous pensez que l'autre a tort, vous n'avez pas nécessairement raison.
- Savoir que les mots " psys " écrits par un psy ne correspondent pas toujours à ce que l'on a l'habitude de lire, ou d'interpréter. D'où la nécessité de ne pas hésiter à demander au professionnel ce qu'il a voulu dire.
- Savoir qu'il faut laisser à la personne à laquelle vous donnez votre point de vue, ( et surtout pas votre conseil ! )  la possibilité de réfléchir à sa propre réponse. Sinon, si vous écrivez à sa place, vous lui créez une dette symbolique, vous l'infantilisez en quelque sorte, lui faisant valoir qu'il, ou elle, n'est pas en capacité de trouver tout(e) seul(e) ses propres arguments.
- Savoir que sa façon de s'exprimer, de riposter va lui permettre d'extérioriser des émotions enfouies qu'elle seule est en capacité de connaître et ressentir. Ecrire en son nom c'est en quelque sorte lui " ôter " sa parole.
- Savoir que ce n'est pas en quelques lignes qu'un psy peut accompagner un questionnement. Vous ne pouvez non plus, lui donner en quelques phrases toutes les émotions et les explications nécessaires à son entendement. Donc soyez compréhensif. Et si sa réponse ne vous semble pas adaptée, Il suffit de mieux vous exposer, et il réorientera ses propositions.
- Savoir que quand un psy répond il ne donne pas des ordres. Il propose une, ou des solutions. Vous avez toute latitude de prendre ce qu'il vous convient dans ses réponses. 
- Savoir qu'un psy est en capacité de vraiment tout lire. Rien ne le blesse venant de son patient. Il sait qu'il n'est pas concerné. Il est le " révélateur " d'une souffrance qui s'exprime parfois contre lui mais dont il n'est pas l'artisan ( cela s'appelle le transfert )
- Savoir que l'expérience de l'analyse permet à un psy de vraiment se différencier professionnellement de son interlocuteur. Il a appris à rester neutre et ne pas se sentir " entamé " par la souffrance de l'autre. 
- Savoir que le psy n'est en aucun cas un sorcier ou un devin. Il ne sait de vous que ce que vous allez lui dire. C'est à partir de ce que vous lui direz que ses connaissances et son expérience clinique lui permettront de vous donner un éclairage différent sur vos problèmes. Des propositions d'interprétation différentes de celles que vous aviez jusque là l'habitude d'entendre, ou d'élaborer.
- Savoir qu'un psy reçoit autant de ses patients que ce qu'il leur donne. La façon dont réagit un patient peut lui permettre de se remettre en question, tout autant que d'aborder un autre patient d'une façon différente.
- Savoir qu'un psy a un superviseur qu'il va voir régulièrement pour parler de sa pratique, et justement ne pas " rentrer " dans l'histoire de l'autre. Ce qui ne lui permettrait plus de l'accompagner dans la prise de conscience de son propre désir d'évolution.
- Savoir que dans un forum le " psy " reste un professionnel quand il intervient dans un post, il est en son lieu et place, et doit être respecté en tant que tel.  
- Savoir qu'il est évident et logique que le psy supervise les écrits des internautes, et qu'il efface tout écrit glorifiant des comportements ou des pensées contraires au respect des valeurs de la morale, et de la psychologie.
- Et le plus important, savoir qu'il n'intervient pas sur ce forum pour se faire dénigrer ou insulter,... sans être payé ( ! )  

Mon père est furieux parce que j'ai couché avec mon copain, il le cherche pour le tuer ! 
Aussi choquant que cela puisse être, chez certains parents ( pères et mères ) la transformation corporelle de leur enfant devient très vite une provocation sexuelle, voire une invite. Ils doivent lutter contre l'inceste.
Certains hommes, qui sont par ailleurs de bons pères, seront plus que d'autres sensibles aux transformations sexuelles de leurs enfants, filles ou garçons. L'inceste leur traversera l'esprit et c'est normal. Il sera refoulé aussitôt et ne posera pas de problèmes.
Mais pour d'autres, si le copain " commet " ce que ce père s'interdit, les réactions peuvent être multiples : colère contre sa fille qui n'a pas su se défendre et devient la tentatrice, " la vicieuse " ( ! ), pulsion de vengeance contre le rival qui " a fait " ce qu'il s'est lui-même interdit de faire depuis si longtemps !
Et du côté pathologique, sadisme et jouissance, comme si le passage à l'acte du copain devenait également le sien, par " violeur " interposé.
 
Mon amie a été violée, et elle arrête pas d’en parler pour se faire plaindre.
Lors du processus de victimisation qui se met en place après une agression, la personne voit sa vie radicalement changer. Et l'attitude de son entourage aussi. 
Alors que certaines victimes sont cruellement jugées et délaissées, votre amie s'est vue au contraire plus entourée, plus écoutée. Elle sent de la compassion autour d'elle, de la sympathie, de l'intérêt. Et c'est réconfortant. Et cela devrait toujours être ainsi.
Mais si cet ensemble de " regain " d'intérêt de la part des autres peut un temps lui être indispensable, il est également à double tranchant.
Ce qu'elle vit alors après son drame est un " bénéfice secondaire ". C'est à dire que c'est " grâce à ce drame " que soudain elle reçoit des gratifications et du réconfort.
C'est une situation qui peut, sans qu'elle s'en rende compte, devenir plus importante que le drame lui-même.
Elle peut alors " oublier " qu'elle a été traumatisée, ne plus vouloir " y toucher ", en parler, laisser " courir " pour ne pas perdre l'affection qu'on lui témoigne maintenant. Elle peut penser que cela va " réparer " ce qui s'est passé.
Le fait qu'on la plaigne et qu'elle soit devenue " quelqu'un " grâce à ce qu'elle a vécu lui donne " une importance " qu'elle n'avait pas auparavant, et  peut lui faire croire que maintenant tout va bien.
Ce " bénéfice secondaire " est très dangereux, car il fausse la perception des choses et de sa propre morale, il donne l'illusion que ce n'était pas grave, que tout passera avec le temps.
C'est oublier que l'inconscient a été profondément ébranlé et qu'un jour ou l'autre il va vouloir " se débarrasser " de cet impact traumatique en déclenchant une impression de mal-être diffus, des troubles psychosomatiques, une dépression nerveuse, des troubles sexuels...

Qu'est-ce qui se passe chez les personnes qui ont été violées ?
Chaque personne est différente. Pour certaines c'est un état de souffrance permanent, des comportements comme si l'événement allait se reproduire, des cauchemars, des phobies, le dégoût des sentiments et de la vie. Certaines peuvent occulter totalement le moment traumatique, et vivre comme si jamais rien ne s'était passé, mais avec des comportements auto-destructeurs, des mutilations, des troubles de l'attention et de la mémoire, l'impression d'être dissocié, de se regarder vivre. D'autres peuvent idéaliser leur agresseur, rechercher la dépendance, la soumission, faire partie d'une secte. Aussi des moments d'intense tristesse, ou des revendications délirantes, de la paranoïa, un grand défaitisme. Mais également une " jouissance pathologique " de se dire que l'on est victime, seule, incomprise et rejetée par tous.
Tout est à craindre, la personne peut porter atteinte à sa vie, ou devenir ingérable pour la société.
 
Mais chez les enfants, ça se voit comment quand ils sont victimes de viols ou d'inceste ?
chez le petit enfant il y a un changement brutal de comportement, il a peur de tout, il ne joue plus, il ne veut plus rester seul, il refuse d'aller à l'école, il a mal au ventre, à la tête, il dit qu'il veut vomir. En général il ne peut plus supporter d'aller aux toilettes, il devient soudain excessivement méticuleux, veut toujours se laver, refait les mêmes gestes, les mêmes dessins reproduisant de la violence. Il peut reprendre son pouce, se balancer sur lui-même, perdre son autonomie, régresser, comme vouloir être porté, avoir des troubles du langage, refaire pipi et caca dans la culotte... 

Ma fille de 8 ans a grossi, et elle se mord les mains en trépignant de colère
Vous dites également que votre médecin de famille a été étonné du changement et l'a trouvée " à la fois exaltée et abattue ". Je ne vais pas reprendre les termes de votre post, mais si je les énumère, ils sont révélateurs d'un grave choc émotionnel. Alors qu'auparavant Camille était une petite fille rieuse, voire " délurée qui n'avait peur de rien ni de personne ", aujourd'hui elle refuse d'aller aux toilettes, dit que la nuit on va venir la voler ( violer ? ) et parle avec quelqu'un d'imaginaire. Elle se met dans des colères épouvantables alors qu'avant elle était calme et douce. Elle sursaute pour un rien et elle dit qu'elle ne sait pas pourquoi elle a toujours envie de se sauver ( deux fugues en un mois ).
A mon sens, et comme vous le craignez, il me semble en effet que ce faisceau de troubles psychotraumatiques soient liés à des abus sexuels perpétrés par un proche de la famille. Ne vous perdez pas en questionnements, ne vous rendez pas complice de son martyr, portez plainte en son nom, agissez !

Quand mon voisin était en difficulté je l'ai aidé et maintenant qu'il va bien il me fait la gueule, pourquoi ?
Quiconque fait du bien à autrui lui crée paradoxalement une dette.
La personne en est reconnaissante mais peut en vouloir à son bienfaiteur. En effet, en l’aidant il lui aura en quelque sorte prouvé qu’elle n’était pas en capacité de se prendre en charge. De plus, sortie d’affaire, elle ne pourra plus " briller " devant lui, un peu comme s’il était un reproche de sa conscience, elle sera gênée de ce qui s’est passé, elle lui en voudra d’avoir été obligée d’avoir eu recours à lui, elle l’évitera. Et s’il lui a rendu un service d’argent, une fois sur deux, il ne sera pas remboursé. Inconsciemment il gardera cet argent comme le remboursement du préjudice qu’il lui a causé en l’aidant. Beaucoup " d’ami(e)s " se sont fâché(e)s à vie pour avoir ignoré ce phénomène.
Autre versant : la personne ne vous lâche plus et devient dépendante des bénéfices secondaires que vous lui apportez.
Venir en " aide " à l'autre, certes, mais en acceptant, ou en lui en demandant de suite la réciprocité.
Et vous l'avez compris, quand on vous remercie, ne plus répondre " de rien.. " ou encore : " à votre service ". Le sentiment d'avoir été humain vous appartient. Vous l'avez fait parce que vous le vouliez, tant mieux, c'est à vous que vous avez fait du bien. 
A plus forte raison si cela vous en a coûté, en temps, en dérangement, ou en réflexion, ce n'est pas rien !
Et vous n'êtes au service de personne !
Alors donner en sachant qu'il vaut mieux donner que prêter. Ne rien attendre en retour. 
Venir en aide à l'autre, c'est la plupart du temps créer une dette loin de la " reconnaissance " que certains aurait la naïveté, ou le narcissisme, d'attendre. 

Bonjour, je suis en dépression depuis un an, voilà.
Voilà quoi ? On entre pas en dépression comme on entre en religion. Se présenter ainsi ne peut que vous inciter à croire ce que vous écrivez. En somme, ce psychiatre en qui vous dites avoir une totale confiance, a mis un mot sur vos symptômes et vous êtes soulagée. " Et voilà ".
Oui, " et alors " ? 
Maintenant que vous avez trouvé votre croyance, qu'allez-vous faire ?

Mon ex m'a violée, mais ce n'est pas un pervers quand même !
Quand même ( quand-m'aime ). Parce qu'il vous aime, pensez-vous ? 
Vous vous dites que peut-être votre agresseur vous a fait ça parce qu'il vous aimait. Et que si il vous harcèle à nouveau c'est qu'il vous aime encore et ne peut pas vous oublier. D'où cette sorte de sentiment trouble où vous en refusez l'idée malsaine, mais où vous vous sentez " flattée " d'être un objet de désir de la part de cet homme.
Mais vous vous leurrez dangereusement. La personne " normale " ne peut pas penser comme le pervers. Elle ne peut pas comprendre, imaginer à quel point  l'amour et les sentiments sont " mathématiquement programmés " chez le pervers pour obtenir uniquement sa satisfaction sexuelle.
Tout se base sur la manipulation, la tromperie, le chantage et le mensonge.
Le pervers dit souvent à ses victimes :
- « Je t'ai fait ça pour t'apprendre la vie. »
- « Tu ne peux pas m'oublier, tu es à moi, je t'ai marquée. »
- « Je sais que tu as aimé ça, tu vas en redemander ! »
Avec également cette notion de secret, souvent utilisée pour attirer les enfants et les ados :
- « C'est mieux que tu n'en parles pas aux autres, ils seraient jaloux, ce sera notre petit secret rien qu’à nous. »
Et tant que vous ne serez pas certaine que votre violeur est un pervers et vous prend pour sa chose, tant que vous n'aurez pas du dégoût, voire de la haine pour ce qu'il est, pour ce qu'il vous dit encore, et ce qu'il vous a fait, vous ne pourrez pas, vous même, vous considérer comme digne de respect et d'intérêt pour vous-même, et les personnes qui voudront vous aider.

Mon fils s’est réveillé en voyant un loup
Lors du réveil brutal dans la phase paradoxale, l'image du rêve ou du cauchemar reste un temps dans la rétine, et si nous ouvrons les yeux cette image se trouve alors projetée dans le réel quelques secondes.
C'est ainsi qu'un enfant voit le loup contre le mur de sa chambre et perd la confiance en ses parents censée le protéger, parce qu'ils s'évertuent à lui dire que ce n'est pas possible.
C'est possible, puisque effectivement il le voit.
C'est ce qui s'appelle une image hypnagogique.
 
Je voudrai changer de psy mais j’en ai marre de toujours raconter les mêmes choses !
En thérapie, on ne recommence pas à expliquer, on continue.
Si vous voulez changer de psy, c'est à lui qu'il faut le dire. Et si dans le même temps vous avez des réticences à le quitter, c'est peut-être parce que vous êtes en " transfert " avec lui.
N'importe quel psy compétent peut faire l'affaire puisque c'est votre histoire et que son travail est de vous accompagner dans votre démarche personnelle.
Si vous avez un nouveau psy, ce sera très important pour vous de lui dire votre colère, votre agacement, vos regrets.. etc.. pour avoir quitté le précédent. Cela va vous faire avancer, car le transfert sur le dernier va un temps s'appliquer sur le nouveau ( positif ou négatif ) et vous pourrez ainsi vous rendre compte qui était sous le masque de votre thérapeute. Et à qui il, ou elle, vous faisait penser. Et votre thérapie continuera, tout simplement.
 
C’est quoi la vraie angoisse ?
L'angoisse dit toujours qu'il y a de la vérité qui veut se dire. 
Mais quand on vit une crise de panique, on est bien loin de penser qu'elle est liée à un traumatisme, ou des événements douloureux passés, et non résolus. Quand on est angoissé on ne se demande pas si nous avons en nous du réel qui cherche à se mettre en mots à travers le corps. On perd ses repères, on a des malaises, on se sent devenir absent, on perd toute confiance, tout espoir, on croit que l'on va mourir.
Le fait d'être en proie à quelque chose qui d'un coup nous terrasse et que nous ne comprenons pas, ce peut être notre inconscient brutalement " saturé " d'un traumatisme dont les répercussions sont quotidiennes, ou alors trop enfouies dans la mémoire pour nous en rappeler. C'est ce traumatisme qui veut venir à notre esprit, pour que nous puissions y re-venir, y penser, y travailler, l'atténuer, le comprendre, l'accepter.. nous en guérir. Souvenir traumatisant, oublié ou pas, que nous repoussons sans cesse par peur, doutes, négligence.
Gardez-vous cependant de tout mettre sur le compte du " psychologique ". Vous dites avoir aussi des soucis de santé, ne négligez pas une visite chez un médecin généraliste qui pourrait par ex, découvrir à nouveau un mauvais fonctionnement de votre glande thyroïde. Ensuite, une fois le traitement médical mis en place, vous pourrez vous occuper de votre psychisme
 
Est-ce que tu pourrais dire pourquoi des fois je me sens absent ?
Etre absent à soi-même, à ses émotions, ne pas prendre garde à ce qui nous a profondément blessé, ébranlé, tout cela se paie plus ou moins un jour par des maladies psychosomatiques, des crises de panique, d'angoisse. L'absence à soi-même, c'est être absent à son propre désir manipulé par l'autre, qui nous vole nos repères, qui tue en nous l'espoir, celui d'en découvrir de nouveaux. C'est ce manquement à nous-même qui nous empêche d'un coup de vivre, qui nous " tue ". Et comme c'est insupportable, on préfère s'en écarter, n'y plus penser, on s'absente
C'est une sonnette d'alarme pour aller mieux, être créatif, avoir envie de créer, se re-considérer vivant.
Et accessoirement, faites une cure de désintoxication concernant le cannabis !.
 
Mon psychiatre analyse mes rêves, je n'ose pas lui dire que je ne pense absolument pas comme lui.
Votre inconscient, vos pensées, vos désirs intimes, secrets, votre vie n'appartiennent qu'à vous. Et c'est de vous dont vous rêvez, parce que c'est vous qui le produisez. c'est donc vous seul qui pouvez en trouver la signification.
Dans le rêve, c’est à partir des relations, des liens, des sensations, des souvenirs que chaque personnage, chaque scène ou chaque dénouement vous inspirent, que vous allez pouvoir comprendre ce qui vous appartient et que vous aviez perdu.
Votre psychiatre ne peut donc pas interpréter à votre place.
 
Est-ce que nous rêvons tous la même chose ?
Pour Jung, il existe des images symboliques appartenant à la conscience universelle, c'est à dire, des images symboliques connues par tous les hommes de n'importe quelle ethnie soient-ils. Dans de nombreux pays les rêves sont interprétés dans cette dimension symbolique.
Freud a eu le mérite de nous faire accéder à la compréhension de notre inconscient, qui a son propre langage, sa propre façon de fonctionner, totalement différent de notre façon de parler et d’être dans notre réalité.
En nous il y a 2 mondes : le conscient que nous pouvons " manier " plus ou moins à notre guise, et l'inconscient qui " nous « manie ».
Nous sommes tous issus du début des temps, nous portons tous en nous, dans nos gênes, l'imprégnation, la connaissance  de tout ce qui s'est passé il y a des millions d'années. Nous nous sommes divisés, séparés mais nous pouvons toujours rêver d'avant, faire de grands rêves initiatiques, prémonitoires.
Dans les rêves nous rejoignons nos aïeux, nos morts, l'universalité. Mais aussi, nous-même...
 
Je fais souvent des rêves que je ne comprends pas..
Chaque rêve nous appartient et aucune explication profonde ne peut en être donnée rapidement. C'est le rêveur qui a la réponse de son rêve en lui, puisque c'est lui qui le produit à partir de sa personnalité, de ses affects et de son inconscient.
Le psy ne peut être là qu'en toute neutralité, pour ouvrir la parole du patient et l'accompagner respectueusement dans le dévoilement de son imaginaire.
Freud dit que le rêve est la réalisation du désir inconscient. Non du désir que nous avons dans la réalité et que nous pouvons appréhender en le changeant à notre guise, mais celui qui sous-tend nos instincts, ce qui se meut dans notre inconscient et que nous ignorons, qui ne s'embarrasse pas de la censure, de la cohérence, et passe outre sur la morale.
 
J’ai peur de m’endormir car je sais que je vais faire des cauchemars
La signification du rêve arrive masquée, c'est à dire qu'une image de ce rêve que nous interprétons avec la logique de notre conscient cache en réalité une autre signification liée la plupart du temps ( surtout dans les cauchemars récidivants ) à un traumatisme. Par ex : une atteinte à l'intégrité physique, un spectacle insoutenable, des situations critiques, mais également de petits faits qui pour l'un sont anodins et pour l'autre insurmontables. Traumatisme(s) que nous avons subi auparavant et dont nous ne nous rappelons plus, ou encore très vaguement, que nous avons souvent relativiser, mais qui veut resurgir pour notre bien afin que nous le comprenions et le dépassions.
Traumatisme que le conscient s'est empressé d'oublier totalement ( occulter ) tellement l'impact était violent, et dont l’inconscient, en ami zélé, nous en a interdit l'accès, pour finalement nous le renvoyer dilué dans des images cauchemardesques.
Il se peut que conjointement à ces cauchemars vous présentiez des troubles psychosomatiques, ( angoisse, dépression, tics, fatigue nerveuse ) qui ne sont que le traumatisme mis - en corps - traduisant toujours le même impact traumatique, la même détresse, et le besoin urgent de prendre soin de vous en allant au coeur de vous-même pour retrouver le fil conducteur menant à la propre compréhension de vos cauchemars.

Ca sert à quoi le cauchemar ?
Le cauchemar signe toujours, autant pour les adultes que pour les enfants, un travail de bonne hygiène mentale destiné à vous rendre libre et serein. Et parfois, des rêves bien anodins sont mille fois plus révélateurs du " noir " de votre inconscient qui vous invite à y entrer, que le  cauchemar bien sanglant qui vous épouvante encore. 
 
Je ne veux pas faire d’enfant, c’est normal ?
" Faire un enfant ", c'est faire. Et c'est tout.
Qu'est-ce qu'un désir d'enfant ? Certainement pas une pensée " altruiste " - on ne met pas un enfant au monde pour qu'il souffre et meurt - mais d’abord une pulsion, la réponse à l'espèce. Et viennent s'y greffer " le leurre " du futur parent qui " rêve " son enfant futur. Réel, symbolique, imaginaire.
Faire un enfant pour certaines femmes, c'est ne plus jamais s'en remettre, en rester malade psychiquement toute sa vie. Parce que cet enfant représente bien autre chose, la précipite dans une résurgence de sa propre problématique psychique. Ou encore, parce que cet enfant vivait dans le désir et le fantasme, mais n'était pas " à faire " dans le conscient. Homme ou femme, il faut être prêt(e) pour avoir un enfant.
Difficile de se dire que nous n'avons pas demandé à venir au monde de tel ou tel individu. Mais on sait que l'on est porteur de caractéristiques génétiques qui ont racine bien au-delà du père et de la mère. Nous sommes issus de la mémoire du monde, des mondes, de l'univers. Nous avons toutes les peines et les joies de l'humanité en nous. Nous sommes infini et universel, chacun (e ). Nous sommes le lien entre le passé et le devenir. Bien autre chose que fils ou fille de. Voulu ou renié. Bien autre chose qu'enfant désiré ou banni. Nous sommes cela, certes. Mais tellement plus attendus et complets ailleurs.

Moi je n’aime pas les enfants ! 
En terme général, l’amour est " une maladie ", un délire, qui camoufle son véritable but dans la vie. C’est un phénomène biologique dû à une production d’hormones, touché, odorat, ouïe… que notre cerveau induit au corps pour qu’il s’accouple à un autre corps afin de perpétuer l’espèce humaine. Notre esprit nous berce alors de désir et d’illusion quant au réel sens de nos sentiments, dus tout d’abord à cette trop forte dose d’hormones provoquant un " égarement " du corps, et de l’esprit.
L’amour pour les enfants peut être un moyen d’éviter sa propre « dépression » envers un autre « sujet » inaccessible. Il temporise, freine, console, cadre, parce que l’enfant est «  facile à séduire » et ne demande souvent qu’à répondre au désir de l’autre.
Sans risque, il stimule, rassure, réconforte, répare, etc…
Aimer les enfants c’est se permettre son propre épanouissement en faisant alors l’économie de la « pathologie de l’amour », avec sa passion, ses blessures narcissiques, sa souffrance abandonnique, son retour brutal sur terre quand l’autre ne nous aime plus, ne nous donne plus une image «  aimable » de nous-même, etc… 
Penser à l’enfant dans le terme-bateau, « aimer les enfants », c’est trouver à point nommé une nécessité de penser à un autre plus qu’à soi-même. Adhérer et déboucher par maîtrise de ses pulsions vers une moralité, une raison logique dirigée, induite, éviter ainsi le « néant affectif ». C’est faire acte de bonté, de bienveillance tout d’abord envers soi-même, mettre en scène une « normalité » reconnue par les autres, dont nous attendons, ou recevons, assentiment, intérêt, gratitude.
Aimer les enfants c’est légitimer sa place dans une société tournée vers la justification affective.
Mais c'est aussi ce rendre compte que dans tout cela la place de l’enfant y est infime.
Mais puisque c’est « humain », au moins le savoir, le vivre, et le dire.

L'enfant, c'est quoi pour vous, la psy ?
L’enfant est « ailleurs », cet autre est « hors de nous », la psychanalyse nous l’apprend, et nous le présente «  nu », dépouillé de nos affects qui l’engluent.
En qualité d'analyste, c'est en avoir pris acte simplement, honnêtement, humblement.
Dire que l’on aime ce que l’on ne connait pas, ce que l’on atteint pas, c’est sans intérêt, parce que l’on ne parle bien que de ce que l’on ne connait pas. Alors que pour chacun d’entre nous, une fois dépassée la réponse qui faisait souffrir nos questionnements ( symptômes), la connaissance n’est pas à se justifier, elle ne se parle pas, elle est acquise,
Ce serait un peu comme l’amour : « Je t’aime-moi-non-plus », je t’aime parce que tu me renvoies une image « aimable » de moi. Alors je m’aime comme tu me vois, et je me leurre de t’aimer à travers l’image que j’ai de moi. Mais qui nous appartient pas, ni à toi, ni à moi.
C’est là qu’est la place de l’enfant, dans cet entre-deux où je ne l’aime pas puisque je n’y suis pas.
 
Je me fais des coupures sur les bras avec une lame de rasoir, c’est plus fort que moi
L'automutilation est due à beaucoup d'éléments propres à chaque personne, mais il en ressort toujours qu'elle se pratique sous le coup d'une grande souffrance morale, d'une intense culpabilité, ou d'une croyance erronée basée sur des sévices psychiques ou corporels infligés par autrui et qui ont fait croire au sujet qu'il n'était pas digne d'être aimé, parfois même de vivre.
L'automutilation est également associée au masochisme extrême où la jouissance de se faire mal, pour se punir d'une faute jugée impardonnable, est à un moment donné plus forte que la douleur physique et morale. Le sujet en éprouve alors une paix intérieure de quelque durée, jusqu'à ce qu'il se sente obligé de recommencer.
Outre l'évidente " jouissance " que l'on s'y procure, vous pouvez rencontrer ces symptômes dans la religion catholique où des " saints " sont décrits comme se flagellant afin de se punir d'avoir eu des gestes ou des pensées impures.
Le masochisme est difficile à " guérir ". Il a souvent son écho avec une jouissance sadique provoquée par une autre personne, ou retournée contre le sujet lui-même, par lui-même.
Un des traits de l'auto-mutilation, c'est se punir de ne pas être aimé, de se dire que l'on ne mérite pas cet amour, donc de culpabiliser, donc de se punir. Et d'en jouir.
Se mutiler c'est se sentir coupable de ne pas être celle que l'on pense que les autres voudraient que l'on soit.
C'est se dire que l'on déçoit. Que si on est violenté(e), grondé(e), humilié(e), c'est qu'on le mérite et que c'est bien fait pour soi. Et on en rajoute parce que l'on s'en veut de supporter cela !
Se mutiler c'est faire un temps que la douleur physique soit plus forte que la douleur morale.
Se mutiler c'est au moins faire ce que l'on veut sur soi et de soi, " on a pas décidé de notre naissance, on peut au moins décider de notre souffrance ".
C'est ne pas trouver les bons mots à dire aux bonnes personnes, et de les faire sortir avec le sang. Comme faire sortir sa colère sans faire de mal à l'autre.
C'est aussi avoir des idées de meurtre, de " mauvaises pensées " sur celui ou celle qui nous empêche de vivre, de parler, d'évoluer, et d'avoir trouvé ce seul moyen pour ne pas aller encore plus mal.
C'est savoir que nous sommes dépendant de l'adulte, de l'autre, des autres, et qu'il faut ravaler sa colère et sa haine, attendre, toujours attendre pour être libre.
C'est avoir envie de secouer l'autre en lui disant tout le mal qu'il nous fait, tout le mépris que l'on a pour lui, et tout l'amour qu'on lui voue.
C'est encore bien d'autres choses, suivant son tempérament, son histoire...
Chaque fois que vous vous mutilez vous appelez à l'aide.
C’est parfois une tentatives de suicide.
Si on se punit sans savoir pourquoi, c'est que dans son enfance on a cru être méchant(e) et mériter que l'on ne soit pas aimé(e) comme on voulait. Et comme on ne peut pas exprimer sa colère de ne pas être aimé(e), comme on ne peut pas en vouloir à ses parents ou autre, comme ils sont plus fort que nous, qu'ils sont tout-puissants, et que ce serait encore pire si ils savaient qu'on leur veut du mal parce qu'ils ne nous aiment pas, alors on se fait du mal à soi.
On se punit de ne pas savoir se rendre " aimable », comme si l'on se disait : - C'est bien fait pour toi si on ne t'aime pas, tu ne mérites pas qu'on t'aime, allez prends ça, et encore ça !
Mais bien sûr que ce n'est pas de notre faute.
Bien sûr que ce sont les adultes qui sont violents et imposent à l'enfant leur bêtise, leur injustice, des coups et des mauvais traitements psychologiques !
Mais l'enfant croit que c'est normal, que c'est de sa faute, qu'il le mérite.  Alors il se punit d'être puni
Tout réside dans votre prise de conscience, celle de comprendre que vous n'êtes pas venue sur terre pour les autres, mais pour vous. Pour vous réaliser et faire de votre passage des moments de partage et de bonheur avec les bonnes personnes, et pas forcément votre entourage actuel.
 
J’ai trop peur de la mort, je veux me suicider tout de suite !
Le temps semble s'être arrêté, vous voyez avec horreur la ligne de votre avenir, froid et sans éclaircies, vous pensez qu'il n'y a plus a espérer.
Mais cette idée de mort vous est nécessaire, puisque c'est vous qui vous l'infligez. En quelque sorte vous faites patienter votre mort.
On meurt chaque jour. La mort " finale " n'est que l'aboutissement de nos petites morts symboliques quotidiennes. L'enfant " meurt " du sein de sa mère pour passer à une nourriture plus solide, à autre chose que la quiétude rassurante de son corps. Il faut toujours lâcher quelque chose, mourir à quelque chose ou à quelqu'un pour trouver sa place dans la vie, pour être libre et indépendant.
Vous en êtes aux grandes questions existentielles, des milliers de personnes, de philosophes, de poètes, se sont penchés sur ce qui vous fait peur aujourd'hui. Vous êtes intelligente et sensible, vous saurez quoi lire à ce sujet, et avec qui parler et qui rencontrer. La culture, aller aux conférences, lire des bouquins, etc.. apporte une grande paix intérieure et développe prodigieusement notre vue sur le monde.
 
Mon compagnon attend que je jouisse, alors je fais semblant pour avoir la paix, mais je culpabilise.
L'homme, dans sa sexualité, ne se définirait donc que comme une machine à faire jouir une femme ?
Mais alors, quelle lourde responsabilité pour la femme de ne pas jouir ! De ne pas " lui " faire ce plaisir !

Caricaturons :
- Allez, ton homme attend, dépêche-toi ! Ce serait si triste pour lui si tu le faisais trop attendre.. et puis s'il ne trouve pas la bonne position, ou le bon " bouton ", tu ne vas pas réagir et il va se bloquer ! Non, non, cela fait un moment qu'il " rame ", tu ne peux pas prendre ton temps, ni t'arrêter là pile où quelque chose semblait advenir... non, non, tu vas le fatiguer... et il serait tellement déçu ! Allez, ne prends pas ton temps, pas la peine, fais-lui plaisir, fais semblent de jouir, lui au moins il sera content !
Mission accomplie.
Comme c'est infantile et pitoyable comme raisonnement. Non ?
Pauvre " petit bout " ( pardon messieurs ) tout au service du plaisir de l'autre ! Ah comme c'est super un homme qui a fini sa besogne et s'endort avec la satisfaction du devoir accompli : Ouf, elle a jouit !
Mais qu'est-ce que l'homme a donc à se faire pardonner pour absolument vouloir envoyez la femme au " 7ème ciel " ?
Il parait que les hommes disent qu'il sont amoureux et qu'ils aiment quand ils ne " se permettent " de jouir qu'une fois que leur partenaire à jouit ? 
Et on s'étonne qu'il y ait tant de femmes frigides ou qui n'ont plus envie de " faire l'amour " ! Ou qui ont la fameuse migraine...
On l'aurait à moins !
Se coltiner un super-bosseur dans le lit qui travaille comme un malade à vous faire crier pour jouir à son tour, il y a de quoi dégoûter les femmes de l'amour. « Il m'aime parce qu'il veut que je jouisse avant lui », quelle preuve d'amour en sens unique, où finalement la femme se retrouve encore manipulée, " à la merci " du désir de l'autre.
Alors c'est tout ? Les hommes ne penseraient vraiment à eux et à leur plaisir que devant un porno ? Les sites spécialisés ou de " chaudes minettes " qui ont tout compris les rassurent ? Ou en allant voir une prostituée qui sera payée pour faire semblant de jouir ? Ou pas. Puisque là au moins on peut espérer qu'ils ne sentent plus en compétition, ni en surenchère, qu'ils n'ont plus besoin de mettre leur " barre trop haut " ! 
Si certains hommes s'occupaient un peu plus de leur propre plaisir en arrêtant de jouer au " bon samaritain " jusque dans le sexe des femmes, s'ils apprenaient à accepter leurs propres sensations avec abandon et volupté, sans être à l'affût du " pouvoir " de leur pénis sur leurs partenaires, s'ils ne se prenaient pas la tête qui leur prend le sexe, il y aurait peut-être moins d'hommes frustrés, malheureux et errants dans une pauvreté sexuelle et/ou affective.
Quant à faire semblant, c'est vous qui savez si le feu en vaut la chandelle ( ! )
 
J’ai la phobie d’aller chez le gynécologue.
Cette peur là est archaïque. Elle remonte du fond des temps quand le corps de la femme n'était ( ? ) qu'une marchandise, un trou, un bout de viande, où l'homme en toute impunité pouvait fourrer dès sa pulsion, violer, jauger, reluquer, écarteler, disposer, y jouir, donner vie ou mort, etc…
Et c'est encore d'actualité de nos jours.
La femme, malgré tous les beaux discours des hommes, est " aussi " un objet sexuel. Quoi qu'on en dise, quoi que les hommes s'en défendent. C'est ainsi. C'est l'espèce, et la morphologie.
Il faut beaucoup de force de caractère, une grande confiance en soi, une belle enfance, le respect des parents dans le toucher déjà, aux premières heures de la vie, pour que notre corps ne devienne pas une souffrance parasite, ou séparé de nous, que nous le regardions comme " étranger ", pour l'autre, pour sa satisfaction.
Ou comme un moyen d'échange perverti.
Vous n’êtes pas la seule à ressentir cette terreur, beaucoup d'adolescentes, de jeunes femmes et de femmes vont chez le gynéco comme si elles aillaient « se faire violer ».
C'est redevenir un petit animal apeuré, affolé, à qui on va faire du mal, peut-être tuer. Quand on doit se montrer nue, plus que nue, devant le professionnel, on peut en effet se croire, et se ressentir, en extrême vulnérabilité, en proie au jugement, aux projections, à la bêtise, à la lubricité de l'autre.
Quand on est vivant, la seule chose censée nous appartenir, c'est notre corps. Et dès qu'une femme ressent de la terreur, de la peur, du dégoût, quand on lui dit qu'il " faut " qu'elle aille se faire manipuler, pénétrer par des doigts ou un instrument, c'est l'inceste qui remonte.
C'est le viol qui montre son visage hideux.
Alors au grand jamais, ne vous culpabilisez pas de cette terreur, de ce dégoût, de ces frayeurs.
Parce que, chez le gynécologue, ce n'est pas toujours la phobie qui est en scène, mais le fait même d'être une femme.
 
J’ai porté plainte pour viol mais elle n’a pas aboutie et il recommence.
Cet homme recommence son harcèlement. Pourquoi s'arrêterait-il ? Il n'a pas été inquiété, il sait qu'il ne risque rien et que vous n'êtes pas " défendue ».
Cela lui donne un culot et une force de persuasion totale. Il va donc essayer de recommencer.
Il se croit tout puissant et à l'abri de la loi. Et il l’est. Vous n'êtes sans doute pas sa seule victime. Il continue peut-être en ce moment, ailleurs.
Les pervers jouissent de la peur qu'ils procurent, de l'embarras où ils mettent leurs victimes autant avec leurs paroles que leurs actes.
Ils ignorent le remords, et le mal qu'ils font ne les intéressent pas, seul leur but de satisfaire leurs pulsions est important.
 
Je ne veux pas porter plainte, mais j'ai du mépris pour son violeur, ça peut le faire cesser, non ?
Penser cela, c'est ne pas avoir conscience du mal " psychique " qu'il vous a causé.
Comment dans ces conditions vous aider à agir, à vous enfuir de cette relation - bourreau-victime - qui s'est mise en place, dans l'ombre, depuis votre enfance ?
Comment vous croire " choquée " et " décidée à vous en sortir " si déjà vous vous offusquez à mon premier message où je vous dis " de vous réveiller " de ce cauchemar ? 
Car si vous ne rebondissez pas sur une proposition d'aller porter plainte, n'importe qui de sérieux et de sensé sera en droit de se poser la question : 
- Elle n'écrit cela que pour le dire ? Sans aucune envie d'écouter autre chose que ce qu'elle veut bien entendre : consolations et apitoiements sur elle -même.
 
Ha bon, je me suis faite violée et en plus je n’ai pas le droit de me plaindre !
Par le simple fait que vous continuez à vous plaindre pour attirer la sympathie de vos amies, elles ne peuvent rester que des " voyeurs " malgré elles.
Du fait, que ne donnant pas l'impression de lire ce que l'on vous écrit, de ne pas répondre, ou à côté comme si cela ne vous concernait pas, on pourrait en effet penser que vous ne savez que demander, et n'avez pas vraiment envie d'agir.
Votre questionnement n'est pas mûr. Il est juste là pour dire aux autres ce qui vous est arrivé. Juste peut-être, pour vous attirer des sympathies, en plus de celles que vous dites avoir reçues dans votre entourage. Alors pourquoi s'investir pour vous dans une réflexion, si vous n'êtes pas encore partante pour vous-même ?
Celui qui lit votre drame ne peut que compatir. Mais si vous ne faites rien il aura bientôt l'impression que vous lui avez juste montré " le mal " sans autres pensées que de le faire participer à ce qui vous est arrivé.
Votre violeur est un pervers. Il essaie de vous pervertir. Vous risquez à votre tour de " pervertir " votre relation aux autres si vous ne vous défendez pas pour le faire punir.
Vous risquerez de penser secrètement que " tous les hommes " sont comme cela. 
De par l'irruption malsaine de cet homme dans votre enfance, il y a nécessairement eu en vous, comme chez toutes les victimes, cette " torsion " dans votre vie psychique, quelque chose de faux, d'ambivalent, qui aujourd'hui transparaît dans vos paroles, vos jugements, vos relations sociales, et qui à nouveau, un jour ou l'autre, attirera vers vous, un autre pervers.
 
Je suis très malheureuse avec mon homme, mais je ne veux pas le quitter parce que je l'aime.
Pour ma part, je pense que nous ne rencontrons pas nos " amours " par hasard, et qu'ils sont là pour nous faire évoluer.
Tout dépend jusqu'où on est prêt à aller pour se rendre compte qu'une relation nous détruit. Tout repose sur le leurre de penser qu'elle ne doit pas se terminer parce qu'on s'y est trop investi.
Mais l'amour n'est pas fait de larmes et de " sacrifices " de concessions masochistes ou d'irrespect envers soi-même, si c'est le cas c'est que vous vous êtes peut-être trompée de nom.
L'amour c'est une égalité, un partage, des élans, la confiance, la complicité, c'est se sentir libre et heureux... et si dans votre relation actuelle vous ne trouvez pas un écho à l'un de ces 7 mots, dites-vous que vous perdez du temps et de l'amour pour quelqu'un d'autre qui vous attend ailleurs.
Nulle personne au monde ne mérite que l'on gâche sa vie pour elle.

Je n’ai pas demandé à venir au monde.
On ne choisit pas ses parents. On ne choisit pas ses enfants. Et nul enfant n’est obligé d’aimer ses parents, et nul parent n’est obligé d’aimer son enfant. Seul le respect de part et d'autre s'impose.
Il y a une marge immense entre le désir d'enfant et l'enfant que l'on met au monde.
Nul n'est préparé à partager. Nul n'est prêt devant " la différence ". Nul ne peut savoir " avant " ce qu'il adviendra " après " de son désir, de ses fantasmes, de ses émotions qu'elles soient positives ou de rejet. 
On ne choisit pas ses parents.
On ne choisit pas ses enfants.
Il y a une marge immense entre le désir d'enfant et l'enfant que l'on met au monde.
Nul n'est préparé à partager. Nul n'est prêt devant " la différence ". Nul ne peut savoir " avant " ce qu'il adviendra " après " de son désir, de ses fantasmes, de ses émotions qu'elle soient positives ou de rejet.
" Faire un enfant ", c'est FAIRE. Et c'est tout.
Faire un enfant pour certaines femmes, c'est ne plus jamais s'en remettre, parce qu'il vivait dans le désir et le fantasme, mais n'était pas " à faire " dans le conscient. Il faut être prêt(e) pour avoir un enfant.
Difficile d'avoir ce recul terrible de se dire que nous n'avons pas demandé à venir au monde de tel ou tel individu. Que l'on a été " tiré " du ?.. on ne sait pas d'où l'on vient. Mais on sait que l'on est porteur de caractéristiques génétiques qui ont racine bien au delà du père et de la mère. Nous sommes issus de la mémoire du monde, des mondes, de l'univers. Nous avons toutes les peines et les joies de l'humanité en nous. Nous sommes infini et universel, chacun (e ).
Nous sommes le lien entre le passé et le devenir. 
Bien autre chose que fils ou fille de. Voulu ou renié. 
Bien autre chose qu'enfant désiré ou banni.
Nous sommes cela, certes , mais nous sommes tellement plus attendus et complets ailleurs.
Qu'est-ce qu'un désir d'enfant ? Certainement pas une pensée " altruiste " ( on ne met pas un enfant au monde pour qu'il souffre et meurt ) mais un " élan " sexuel. La réponse à l'espèce.
Et viennent s'y greffer " le leurre " du futur parent qui " rêve " son enfant futur. Réel, symbolique, imaginaire.
Dans certains pays on met un enfant au monde et il appartient à la communauté.
On n'appartient qu'à soi. 
On ne peut qu'être SEUL en soi, même accompagné, même aimé. Cela semble en effet bien plus confortable d'avoir une maman attentive et présente. Mais si le fait d'en avoir une change la destinée de certains, ce n'est pas toujours dans leur " bon sens ", et d'autres vivent sans et leur vie n'en est pas moins belle, bonne et " réussie ".
Même foetus, nous sommes déjà " indépendants. Et pourtant tributaires " des émotions et sentiments de notre génitrice. 
Et cela pourrait être jugé comme injuste et affolant.
Que dire quand on vient au monde, petite fille " inconnue " pour la mère, et face à une autre inconnue. L'une est toute puissante, l'autre est totalement dépendante. 
L'amour inné pour l'enfant est une fadaise. Et si l'enfant pouvait tout petit fuir à toutes jambes des bras de certains parents il le ferait sans état d'ême.
L'enfant est un faire-valoir, un objet de jouissance, un objet de troc, un chantage, une victime désignée pour se venger.. etc.. En chacun de nous il y a le pire et le meilleur. A échelle réduite, les parents peuvent passer par toutes ces étapes.. l'enfant est un formidable moyen exutoire.
Parler de l'amour inné de la mère est bon moyen de rassurer tout le monde. Le meilleur argument des diffamations contre les pères ( par ex. ) Et de perversion des liens par les services sociaux, magistrats, etc.. en culpabilisant à vie, à la fois parents et enfants.
Et c'est du lien qui va se tisser entre ces deux êtres que va " se mettre au monde " le bébé qui va grandir, évoluer, penser.
La maman met " physiquement " au monde son enfant. Il est considéré comme " son bien ", " sa chose ". Le bébé vit en symbiose ( par la force de la vie et des choses ) avec elle. Et il n'a aucune chance de s'en sortir, de s'éveiller " au monde " c'est à dire à un autre monde que celui où le maintient cette femme. 
Pourtant on dit ; mettre AU monde, pas mettre A SOI.
Et puis, enfin, il va enfin et " POUR DE VRAI " venir AU monde pour la seconde fois, quand le père ou une tierce personne viendra faire " coupure " dans ce lien mortifère. L'enfant va grandir, acquérir la parole et dire Non. Et ce non, parallélement à la venue d'un tiers le libère du joug maternel. Il est enfin au monde.
Nous n'avons pas tous la même vie, nous n'avons pas tous la même chance, nous n'avons pas tous les mêmes envies, besoins, désir. Nous sommes fortement conditionnés par notre langue, notre pays, nos lois, nos croyances, etc..
Tout à revoir, refaire, repenser, redire.. parce que nous sommes libres en nous-mêmes, seuls, et uniques. Il n'y pas LA VERITE, mais notre vérité, acquise au fur et à mesure de nos expériences, et il y a également " notre vérité " dans nos croyances à la mère. Au père.
Cependant, nous sommes séparé d'eux. Ensemble parfois, mais séparés. Donc vivant.
Toute la question est là.
Et tout le travail de l'enfant qui grandit est de " tuer symboliquement " père et mère pour s'assumer et être indépendant.
S'il n'a pas assez " reçu " dans l'enfance, c'est une chose. Mais s'il en a fait son combat, sa colère, ses revendications, sa violence ou ses rancoeurs, c'est autre choses.
On ne peut pas revenir en arrière. Ni pour nous, ni pour l'autre.
On ne peut qu'essayer d'avancer avec ce que l'on a reçu. En prenant le temps de le " reconnaitre, de l'accepter ", c'est ce que l'on fait en thérapie. 
Et ce bagage qui nous a été donné s'ajoute à ce que nous " en sommes " devenu. Pour en tirer le meilleur parti et laisser derrière nous ce qui ne nous appartient pas. A savoir les erreurs, les manques, les tortures mentales et/ou physiques, imposés par nos géniteurs. On garde le meilleur. On sait que l'on est " ailleurs ".
On sait que ce qui nous a manqué ne nous sera jamais rendu. Mais que ce que l'on se donne à soi-même de réflexion, de respect, de tolérance, d'attention, d'amour, nous est pour toujours acquis.
 

D'autres questions-réponses à suivre...